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Coefficient G

Une grandeur qui mesure les déperditions thermiques pour un bâtiment ou un local donné, et permet donc de quantifier le besoin de chauffage d'une installation. Ce coefficient s'exprime en Watts par mètre-cube et par degrés Celsius (W/m3/C). Il mesure la puissance de chauffage nécessaire par unité de volume pour compenser une différence de un degré entre la température intérieure et la température extérieure. Les valeurs typiques sont entre 0.4 (excellente performance) et 1.5 ("passoire thermique"). On parle parfois "du G" d'un bâtiment.

Par exemple, supposons que la température extérieure soit de 9 degrés, et que le local soit chauffé à 19 degrés. La différence de températures "intérieur moins extérieur" est de DeltaT=10 degrés. Si le volume du local est de V=1000 m3 et a un coefficient G de 0.5 (en W/m3/C), il demandera une puissance de chauffage égale à

G x V x DeltaT = 0.5 x 1000 x 10 = 5000 Watts =5 kW

pour compenser les pertes thermiques. Pendant une journée (24h), l'énergie consommée sera de 5 kW x 24h  =120 kWh.

Le coefficient G permet de dimensionner une installation de chauffage (déterminer la puissance totale de chauffage) en fonction de la zone climatique et d'une température dite température extérieure de base correspondant à un jour très froid typique.

Le coefficient G des bâtiments récents est réglementé en France, et ne peut pas dépasser une valeur fixée. Certains labels de construction ou de contrôle d'une installation garantissent une valeur basse de G, donc des consommations énergétiques basses par rapport aux conditions climatiques. D'autres coefficients thermiques plus sophistiqués existent, notamment pour prendre en considération les apports gratuits.

Le coefficient G ne peut être mesuré directement. Il peut être évalué par une approche dite engineering reposant sur des calculs de thermique utilisant les caractéristiques connues du bâtiment ou logement (épaisseur des murs, matériaux, etc.). Il peut être estimé par une méthode de nature statistique reposant sur un gradient; il faut alors des mesures associant des énergies de chauffage et des températures (intérieures et extérieures). De telles mesures peuvent être représentées sous la forme de signature énergétique.

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